SANS MONTAGE NI TRUCAGE

 ​Dans les centres urbains, les devantures de magasins vestimentaires remplissent leur rôle, commercial, leurs mannequins captant le regard et l’attention de potentiels clients. Manykis, facing the city est une proposition qui vise à détourner ces lieux et ces mannequins de cette vocation originelle.

Les photos sont réalisées sans trucage. Il s'agit bien de montrer ce que chacun peut voir, avec un minimum d'attention.

 

 

Dans l’œil du photographe, qui joue ici avec les reflets, les devantures ne sont plus du tout les vitrines d’une possible consommation. Leurs mannequins semblent se fondre dans l’architecture urbaine et sont conviés à jouer un tout autre rôle que celui auquel ils sont destinés.

 

Bob Mauranne capte le regard vide de ces personnages inertes, clones dans certains cas parfaits des consommateurs qui les observent. Il nous rappelle d'autres regards, bien humains ceux là, que l'on croise au quotidien en les fuyant le plus souvent et qui nous parlent de solitude, d'isolement, d’incapacité à suivre le mouvement dans le tourbillon du monde moderne …

 

Regards posés (sans trucage ni montage) sur des centres urbains à Paris, Toulouse, Barcelone, Lerida,  Marseille, Lyon, Montpellier...

ILS COMMENTENT MANYKIS FACING THE CITY

 

>  "J'ai regardé attentivement vos photos, notamment la série Manykis qui est un véritable geste d'auteur. Tous ces ectoplasmes qui hantent nos villes semblent les envahir et la photo de Lerida a une véritable force. Belle composition ! L'horloge dans l'oeil est un joli clin d'oeil à notre obsession du temps après lequel on court, ou pour ce mannequin une belle illustration de la fameuse phrase " L'éternité, c'est long, surtout vers la fin" ! Dans ces images il y en a deux qui retiennent particulièrement mon attention, même si les autres sont très réussies et montrent votre sens du cadrage, ce sont celles de l'OVNI qui semble atterrir et celle si délicate de la grue et du voilier à Marseille...Quelle belle et délicate composition ! Bravo pour tout ! "

Jean-Pierre Montagné, photographe et ancien directeur du Théâtre de la Digue à Toulouse

 

> Le murmure des villes quand elles font silenceBob Mauranne capture dans les reflets des vitrines des extraits de villes et des têtes ou des bustes de mannequins femmes, hommes, adolescents, qui, combinés aux éléments urbains créent un espace nouveau, des images d’un ailleurs, voire des visions, qu’il réinscrit dans une nouvelle temporalité.Les MANYKIS, néologisme, mannekijn en néerlandais, manikis en italien, à l’origine « mannequins », sont multiples et interchangeables, distinctement sexués ou androgynes. Bob Mauranne les soumet à un processus de transformation en les dé-territorialisant. Ils ne sont plus des modèles d’exposition-ventes pour vêtements et accessoires, mais des figures que le photographe, en un leitmotiv, associe intimement, à savoir charnellement et mentalement, à un bâtiment ou à un environnement urbain, dans telle ou telle ville : ainsi leur donne-t-il une âme ou leur en fait-il porter l’empreinte. Ce lieu nouveau et habité devient parfois une géographie du rêve ou du songe métaphysique, parfois un paysage de la méditation et de la pensée ; il peut aussi se présenter en force et en bloc, un bloc-force d’un seul tenant ou, au contraire, donner l’image d’une forme de résistance indécise au sein d’une cassure comme à Lerida ; il peut porter les indices évidents du temps compté qui rythme nos vies sans y être soumis, parce qu’il relève d’une autre dimension; il est paysage proche du végétal, proche parfois aussi du minéral, il est dans tous les cas urbanité recomposée faite d’apparitions, et de glissements qu’opère notre perception....On n’y voit rien », disait Daniel Arasse. On ne voit pas tout, ni tout tout de suite.On voit beaucoup. Il faut du temps pour que l’œil se dessille et se calme, pour qu’il veuille ne pas tout embrasser d’un coup. De chaque ensemble, mêlé sans être confus, un indiscernable fraye sa voie par impressions rétiniennes et finit par prendre forme et place et se révéler Manykis. Manykis-bustes, Manykis-têtes, Manykis-visages, de face ou de profil, Manykis-tatouages architecturés, Manykis-peaux striées ou rayées, ils donnent leurs contours corporels aux formes, aux sensations de matières et aux lumières qui s’inscrivent en eux et deviennent constitutifs de ce qu’ils révèlent. Ainsi accèdent les Manykis au vivant. Seul le choix d’un angle particulier, celui précisément où s’est placé l’œil du photographe pour saisir l’anamorphose, a pu rendre visible cet agencement.…Les MANYKIS construisent des villes et des images de villes singulières, étranges et familières : rien ne nous y est étranger et rien ne nous y est tellement familier. A leur manière nous sommes aussi ainsi faits de durée, d’horloge et d’échappée, peut-être aussi de vélos perchés et d’yeux bleus, de murailles et de lignes de fuite, de drapés et de dentelles, de rappels et de vanités, de porosité et d’impressions, de dureté et de douceur. Les Manykis nous rappellent que nous sommes pris dans le tissu des villes comme les villes sont prises dans nos corps-têtes, dans notre peau et nos organes. "

Claire Bruneau,  journaliste 

 

> « J’ai regardé avec attention vos photos et toutes présentent une acuité, une intelligence du regard qui ne décroît pas jusqu’à la fin.Les images volent au-delà pour se percher sur les toits, tout en transparence. Le silence est peut-être le personnage principal de chaque image : solitudes, bouches closes. Et pourtant, pas de tristesse, ni de mélancolie. Il y a dans chaque photo, l’élan de l’individu vers la vie, vers la ville. Parce que chaque personnage est beau, paré, la fête est proche, l’électrique sentiment que ce soir, peut-être, une rencontre. Oui, c’est un très beau travail. »

Costanza SOLARI – Metteur en scène et programmatrice – Ferney-Voltaire (01 – F)

 

> « Si le discours n’est pas nouveau, la façon de le dire est bien nouvelle et c’est à mon sens le plus importante ».

Lotta Jinde - Journaliste indépendante - Nouvelle-Calédonie

 

> Par Mauricette Sag « Superbe exposition. Je ne verrai plus les vitrines de la même façon ! Quel beau moment, quel plaisir pour les yeux ! Merci. » Mauricette Sag – Artiste peintre « Merci de nous avoir offert un vernissage original. Ces mannequins inertes nous renvoient à la solitude de nos vies, happées par la société de consommation. Mais avec le regard de Bob Mauranne nos villes prennent vie avec grâce. Quelle belle interprétation du reflet ! »

Marie-Laure Chavin - Adjointe à la culture 

 

>«Belle évocation de similitude entre les mannequins photographiés et les personnes que l’on croise chaque jour et dont le regard peut paraître plastique. Belle composition. Bravo. »

T. Krapp

 

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© Bob Mauranne avec Wix.com

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